[BOX-OFFICE] Snowden, l’espion qui jetait un froid

PRISM-un-programme-d’espionnage-américainDate de sortie : 25 juin 2013

Genre : vaudeville diplomatique

Réalisé par : Dany Boon

Avec : Jean-Pierre Rouve, Dieudonné et Dany Boon

L’histoire : Edward Snowden (Jean-Pierre Rouve) est un jeune et brillant informaticien engagé par la vénérable National Security Agency (NSA). Encore idéaliste, le jeune homme découvre avec stupeur que son employeur a mis en place un vaste réseau d’écoute des télécommunications et de surveillance des données sur toute la planète, y compris chez les alliés de Washington. Ayant fui à Hong-Kong, Snowden révèle à la presse internationale comment les Américains voient le monde à travers leur PRISM. Ses révélations ont un écho retentissant : le monde entier découvre qu’une agence de renseignement pratique l’espionnage. Les chancelleries occidentales exigent des explications de l’ami américain. Le Président Hollande (Dany Boon) menace d’envoyer sa compagne visiter les orphelinats de la Côte Est. Hadopi se saisit de l’affaire. Réfugié à Moscou, Snowden devient le nouvel héros du monde libre. Deux jours plus tard, une rumeur affole le ciel européen : ce n’est pas le projet d’unification des contrôles aériens nationaux[1], mais l’avion du Président bolivien Evo Morales, de retour de Moscou, qui transporterait l’espion défroqué. A la demande expresse d’Obama (Dieudonné), l’aéronef se voit interdire le survol de plusieurs pays européens, dont la France, alors qu’il se trouve à quelques kilomètres de notre frontière. A court de carburant, le Falcon présidentiel est contraint d’atterrir à Vienne et le Président bolivien palpé comme un vulgaire narcotrafiquant. Cette volte-fa(r)ce de la France provoque une violente manifestation contre son ambassade à La Paz. La France présente ses excuses au Président Morales, mais refuse le droit d’asile à Snowden [et l’accorde à la bouillonnante Irina Chevchenko, égérie du monde libertaire, NDPS]. C’est le début d’une longue quête de l’espion pour défendre la liberté et trouver un pays prêt à se fâcher avec les Etats-Unis.

L’avis du Parisien : après « Rien à déclarer », Dany Boon nous ressort une comédie burlesque. On rit un peu mais sans grand enthousiasme.

L’avis de Télérama : le scénario est trop extravagant pour que le spectateur rentre vraiment dans le film. Faire de Barack Obama un faucon néo-cons et de François Hollande une girouette est carrément grotesque.

L’avis de L’Humanité : le film montre bien comment l’atlantisme conduit à des relations incestueuses entre les Etats-Unis et l’Europe.

L’avis du Figaro : un exposé un peu caricatural des relations diplomatiques actuelles plus qu’un film d’espionnage. La scène où François Hollande imagine la révélation de ses échanges téléphoniques avec Manuel Valls le 24 mars 2013 est toutefois assez truculente.


[1] Le fameux projet CESAR, fournisseur officiel de grèves de nos contrôleurs aériens. [Oui, je sais cela n’a rien à voir et complique l’intrigue mais cela m’a amusé].

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One comment

  1. où l’on voit qu’Orti a pris de bonnes vacances et que sa plume s’en ressent…

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