Scoop | L’invraisemblable fuite à Tulle de Moi Président Normal

Photo à effacerDans son grand bureau doré, François Hollande rumine de sombres pensées. 10 mois avant, il croyait pouvoir ignorer un mouvement populaire d’ampleur historique en sous-estimant grossièrement la première mobilisation nationale des opposants au mariage homo. Aujourd’hui, non seulement ces opposants-là n’ont pas désarmé, mais ils ont été rejoints par d’autres mouvements plus ou moins spontanés. Tous ont au moins un dénominateur commun : le rejet de sa personne. « Risque de coagulation… », a diagnostiqué doctement Claude Sérillon, « …même une potion d’antiracisme pourrait ne pas suffire à rétablir la situation… »

Sous ses yeux, la note de la DCRI sur le 11-Novembre est très claire. Personne n’aurait sifflé, mais tout le monde comprend les siffleurs. Leur Président ne représente plus rien pour les Français. La situation est explosive. Et le soutien du microcosme parisien n’a jamais suffi à se protéger d’une foule en révolte. « Que faire ? » Rester et faire le dos rond ou partir loin avec Valérie ? « Partir, mais vivre de quoi ? » Tout ce qu’il maîtrise ce sont les manœuvres d’apparatchiks et la distribution d’argent public. « Des conférences lucratives ? » L’échec n’empêche pas la lucidité. La vision de François Hollande pour l’économie du XXIème siècle, cela ressemble plus à un canular qu’à un exposé prestigieux pour JP MORGAN. Adepte de la synthèse, il choisit finalement une troisième voie : retourner en Corrèze. « Avec tous les iPad que j’ai distribués là-bas, ils doivent encore m’aimer ». Partir, mais seul. Ne pas emmener de témoin de sa déchéance. Cela tombe bien, Valérie est encore allée se faire applaudir à l’UNESCO. Alors, au terme de 2 jours de cogitation intense, ce mercredi 13 novembre à 17h38, François Hollande prend la décision la plus rapide de sa vie. Fuir. Avant qu’il ne soit trop tard.

Aussitôt, l’homme d’action qui sommeillait en lui se réveille. Il rassemble compulsivement quelques documents compromettants. Sa déclaration de patrimoine, une note sur l’affaire Cahuzac, une photo dédicacée de Léonarda légèrement vêtue et un livre « La Géopolitique pour les Nuls » non ouvert sont rapidement réduits en cendres. Il ferme la page Internet de Marmiton et met en veille son ordinateur. Puis, il enfile son masque de Philippe Martin[1] et sort incognito de l’Élysée.

Il rejoint en taxi le domicile de Valérie pour récupérer la Mini du couple et s’élance enfin sur l’autoroute A6 en direction de Limoges. Il respire. La grande évasion. Tous les soucis de ces derniers mois s’évanouissent à mesure que les kilomètres défilent. Il écoute joyeusement Rires & Chansons, ce que Ségolène et Valérie lui ont toujours interdit. Oubliés l’humiliation syrienne, le cauchemar Léonarda, les Verts pleins d’insolence et d’ingratitude, la valse des taxes… Tout ce qui compte désormais c’est de rejoindre Tulle et son cercle de fidèles corréziens.

Noyé dans sa félicité, François oublie de surveiller la jauge. Et voilà que, peu après Limoges, le véhicule de notre héros s’arrête brusquement. La tuile. Lui, Président de la République va devoir marcher le long de l’autoroute avec son bidon, en pleine nuit. Heureusement, il retrouve dans le coffre un bonnet de Mère Noël appartenant à Valérie. Cela va le protéger des frimas de l’automne corrézien. Il ne peut réprimer un léger pincement au cœur en repensant à elle lors de l’arbre de Noël élyséen. « Allez, pas le temps de gamberger, il faut y aller. » Prenant son courage à deux mains et le bidon dans la dernière, le mou mal-aimé entame sa marche.

Au-bout de quelques minutes, un véhicule de la Gendarmerie le dépasse. A bord, le brigadier-chef Cruchot et son adjoint aperçoivent un individu coiffé d’un bonnet rouge marchant à proximité d’un portique Ecotaxe avec un bidon. « Voilà notre promotion qui se promène ! ». Ils se garent sur la bande d’arrêt d’urgence et s’avancent vers le fugitif. « S’ils m’attrapent, je suis cuit. Que faire ? Courir ? Gnééé, difficile de les semer… Négocier ? Pas vraiment le choix… » Alors, le Président Hollande redresse la tête, ôte son couvre-chef, prend une allure digne et s’avance vers les gendarmes.

La suite de ce road-movie dans les prochaines heures…

François Hollande parviendra-t-il à se débarrasser de ces militaires ? Sera-t-il reconnu par le pompiste Drouet ? Vous le saurez en lisant la suite de l’histoire !


[1] D’après des sources gouvernementales, Philippe Martin serait Ministre de l’Écologie (information non vérifiée).

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4 Commentaires

  1. Petite precision : pour aller a Limoges en partant de Paris il faut ptendre l’A10 et pas l’A6. Merci pour votre excellent blog et on attend la suite de l’histoire 🙂

  2. La suite, la suite, la suite…

  3. Quel suspens?combien de temps va t il falloir attendre?

  4. J’attends avec impatience la suite de ce moderne Varennes!

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