5 expressions à employer pour briller sur le Net

twitter-whatEn vous baladant sur Facebook ou Twitter, peut-être vous arrive-t-il de vous sentir hors du coup : l’information va trop vite, les internautes font du second degré ou alors ils utilisent des expressions étranges.

Pour les deux premiers écueils, je ne puis malheureusement rien pour vous (NDPS : eh oui, il faut savoir reconnaître ses limites). En revanche je vous ai répertorié 5 expressions à maîtriser pour devenir une étoile de la Toile.

La plus populaire : « Non, mais allô quoi ! »

Extraite d’une tirade d’une philosophe contemporaine, cette expression a connu un succès foudroyant à partir de l’été 2013 au point que même votre serviteur n’a pu s’empêcher de la reprendre dans un de ses billets. C’est pour l’internaute peu inspiré l’équivalent du tube pour un DJ dont la piste est désertée : l’assurance d’un succès sans risque.

La plus tendance : « Ivre, …»

Plus subtile que la précédente, elle permet à son auteur de montrer qu’il est vraiment dans le coup. Les plus attentifs auront compris que cette expression comporte une dose d’ambiguïté qui en fait le charme et la saveur. En effet, l’emploi au sens propre ou figuré du terme « ivre » est toujours sujet à débat. Par exemple : « ivre, François Hollande se préoccupe du redressement de la France ». C’est vraiment pratique pour transformer une phrase somme toute banale en propos un peu décalé, voire osé.

La plus jambon-beurre : « Les cons, ça ose tout. C’est même à cela qu’on les reconnaît. »

Si Audiard touchait des droits sur l’emploi de cette expression, il serait milliardaire parce que, celle-là, on en bouffe ! Elle est tellement éculée que la plupart du temps, les internautes ne se donnent pas la peine de l’écrire entièrement. Ils se contentent d’un « #LesCons ». Et pour cause, tout le monde l’a déjà lue au moins une fois dans la journée ! Est-ce bien raisonnable ?

La plus germanopratine : « De quoi [Valls] est-il le nom ? »

Celle-là est vraiment réservée aux brillants esprits. J’ai longuement réfléchi au sens et à l’intérêt de cette formulation alambiquée. Pour la petite histoire, et parce que le Panier à Salades se veut un site culturel, l’expression a été lancée par Alain Badiou dans son livre paru en octobre 2007 : De quoi Sarkozy est-il le nom ? Depuis, les journalistes, pigistes, bloggueurs, commentateurs, chroniqueurs ont tous utilisé au moins une fois cette expression sans que jamais personne n’ait vraiment compris sa signification.

La plus pratique : « Dérapage homophobe »

Les deux termes sont à la fois assez flous pour recouvrir n’importe quel fait et suffisamment forts pour attirer le chaland. C’est donc une expression privilégiée pour tous les journaux en ligne en mal de lecteurs. Le NouvelObs et le HuffPost s’illustrent par un recours quasi quotidien. Le plus souvent, dans le corps de l’article, le lecteur découvre qu’un obscurantiste s’est permis d’émettre l’hypothèse qu’un enfant soit conçu d’un père et d’une mère. Qu’importe : on a le quota d’homophobie ordinaire, coco !

Publicités

un commentaire

  1. Je pense que vous pourrez en trouver d’autres.
    #JDCJDR 🙂

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :