La tentation totalitaire du relativisme

violences-p50 ans à peine. C’est le temps qu’il aura fallu au credo relativiste pour s’imposer dans la société occidentale. Grâce à une mainmise quasi-totale sur les principaux leviers de l’endoctrinement de masse (les médias, l’éducation, les partis politiques, le marketing des grands groupes), la société doit désormais se plier aux désirs de chacun. Quel qu’en soit le prix pour l’autre. Aujourd’hui le divorce éclairé, l’avortement banalisé, l’infidélité décomplexée, demain la fécondation désincarnée et la mort administrée sont désormais brandis comme les preuves de la maturité de l’humanité.

Autoproclamé tolérant et libéral, ce nouvel ordre moral ne souffre pourtant aucune contradiction.

Toute opinion dissidente est d’abord discréditée. C’est le stade du procès d’intention, de la caricature, de la stigmatisation. Les débats sur le mariage pour tous n’ont que rarement porté sur le fond du problème – la filiation – pour se concentrer sur des attaques ad hominem. Et quand José Bové évoque la PMA et la GPA comme des manipulations du vivant contraires à l’écologie, Esther Benbassar n’a d’autre choix que de le classer dans la catégorie des « réactionnaires », faute de pouvoir argumenter sur le fond. CQFD.

Si l’opposition persiste, il faut passer au niveau supérieur : faire peur, dissuader, réprimer. Dans un silence médiatique assourdissant, nous avons vu des manifestants pacifiques se faire embarquer pour des motifs futiles, voire carrément provoqués, par les forces de l’ordre. La distorsion entre la sévérité appliquée aux Veilleurs et la clémence accordée aux émeutiers du Trocadéro témoigne de la gravité du phénomène pour le pouvoir en place.

Enfin, il faut pénaliser la parole non conforme. En créant un « délit d’entrave psychologique à l’IVG », la représentation nationale a voulu briser la moindre possibilité de débat, voire de dialogue. Sur ce sujet, il aura fallu 40 ans à la caste au pouvoir pour étouffer la contestation sous le poids de la loi. Sur la thématique LGBT, le temps s’accélère. Le délit d’homophobie, aux contours flous, existe déjà. Mais, comme le dit Twitter : « Avant, un homophobe, c’était quelqu’un qui n’aimait pas les homosexuels. Maintenant, c’est quelqu’un que les homosexuels n’aiment pas. »

Dans notre démocratie libérale, mal penser est devenu bien plus grave que mal agir. Le progrès ne vaut que s’il est partagé par tous.

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One comment

  1. Philippe Emmanuel · · Réponse

    « Grâce à une mainmise quasi-totale sur les principaux leviers de l’endoctrinement de masse » FAUX !
    Grâce à l’abandon quasi-totale des principaux leviers de l’endoctrinement de masse, par les catho.

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