Bon appétit, Messieurs ! Hommes politiques intègres !

Une phrase culte !

Une phrase culte !

Dans son Histoire de France, Bainville insiste sur un trait commun à toutes les familles ou dynasties qui ont régné sur la France : elles ont rendu service, elles ont travaillé pour le bien-commun. « Rendre service », c’était d’ailleurs la devise de la maison des Capétiens dès Robert le Fort.

Rendre service : des mots qui feront sans doute sourire les cyniques, les arrivistes, les parasites qui nous gouvernent aujourd’hui, à droite comme à gauche !

Cette clique semble contempler avec satisfaction les méfaits de son incompétence. Vœux pieux sur les économies budgétaires, incantations dérisoires au Dieu Croissance, multiplication des Hauts-Conseils abritant les obligés et les ex, production de règlement et de normes en tout genre composent l’essentiel de son action. L’Etat innove en permanence pour corriger des dysfonctionnements imputables en grande partie à sa propre obésité. Avec aplomb, le législateur refait ce qu’il vient de défaire pour solder les comptes avec la précédente mandature.

Leur incompétence se double d’un sans-gêne et d’une absence totale de scrupules. Non contents de leurs propres échecs, ces ignares se permettent de critiquer ceux qui prennent des risques, entreprennent, créent de la richesse. Ils mentent, se contredisent, s’octroient des logements sociaux pour vivre « au milieu du peuple », placent leur progéniture et grillent des feux rouges pour aller au ciné. Sur leurs déclarations de patrimoine, ils mentionnent leurs découverts et leur collections d’albums Panini. Ils ne craignent pas de récompenser les échecs des plus mauvais d’entre eux par des postes honorifiques, au Parlement européen ou dans les cabinets.

Et surtout, disons-le simplement, ils se gavent avec notre argent. A plus de 45% de taux de prélèvements obligatoires, la boulimie de l’Etat atteint un niveau inédit dans l’histoire pour maintenir un système qui fait fuir étudiants, entrepreneurs et grandes entreprises. Mais qu’importe. Ils entretiennent ainsi leur clientèle à coup de subventions, de hauts-commissariats ou de niches fiscales. Ils s’octroient des salaires énormes, complétés par des primes, des avantages en nature, des réserves en tout genre et des retraites généreuses. Et quand il s’agit de diminuer ces émoluments, ils prennent un air contrit et nous expliquent que ce serait faire le jeu de l’ignominie, du poujadisme, du Front National. Quant à réduire le nombre d’élus ou de ministres, ce serait évidemment perdre en « proximité et en réactivité ».

Pour prévenir toute jacquerie, l’establishment peut compter sur des contrepouvoirs qui sont devenus des contreforts du pouvoir. Malgré une représentation infinitésimale, les syndicats jouissent d’une capacité de nuisance suffisante pour asphyxier notre économie par des grèves régulières ou des rentes de situation. Leur existence permet toutefois de faire croire à un improbable « dialogue social ». Sous perfusion de subvention publique, la presse nationale s’indigne et se tait sur ordre. Elle endort les consciences et entretient l’illusion que le modèle social français est un miracle auquel le reste du monde aspire.

L’imagerie républicaine a largement répandu ce mythe du roi fainéant allongé dans un char tiré par des bœufs. On imagine assez bien le bonhomme Hollande, épi de blé à la bouche, se promener à travers champ en contemplant béatement les conséquences de son incurie.

Qui nous délivrera de ces maux ?

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9 Commentaires

  1. Bonne grosse colère Orti non ? Les feuilles dans le vitriol ! Droite d’avant a raison. Si les Français avaient le courage, ils se lèveraient pr se débarrasser de ce ramassis de nuls. Difficile à faire pourtant

    1. Bien sûr que François ‘Droited’avant’ (pas l’autre) a raison : c’est à nous de reprendre le pouvoir comme des grands. Mais pour cela il nous faudrait un leader charismatique, capable de rassembler tous les courants de « patriotes », en canalisant les plus extrêmes et les plus cons (qui ne sont pas toujours les mêmes). Ce qui m’inquiète c’est qu’aujourd’hui, je n’en vois pas un comme ça ! Il nous manque l’homme (ou la femme évidemment : pourquoi une nouvelle Jeanne…) qui incarnerait cela.

      1. Ach, gros problème que celui de l’homme providentiel. Cet homme (ou cette femme) étant (forcément) catho se dit que : « se mettre en avant » = « orgueil » et « orgueil » = « le plus gros péché ». Donc il (ou elle) reste chez lui (ou chez elle) (ras-le-bol de ces parenthèses, on se croirait dans un manifeste du NPA).
        L’homme (ou la femme) providentiel (le) attend donc patiemment que l’Ange Gabriel ou tout autre envoyé divin lui enjoigne de se bouger les fesses. Bref, on attend le « go » du Ciel.

      2. Colère noire · ·

        François (pas zéro) a 1 peu de temps et l’habitude d’haranguer les foules en délire ! On lui dit qu’il est l’homme providentiel ? Go go go

      3. Colère noire, si tu te déguises en l’Ange Gabriel, et que tu rayonnes de l’Amour Divin, je commencerais à y songer! 🙂

      4. Vous êtes trop mignons tous les deux !

      5. Orti n’est pas idéaliste. C’est un pragmatique réaliste (autrement dit un pessimiste hypocondriaque invétéré).
        Laisse les poètes entre eux, s’il te plait!

  2. Merci Orti pour ce billet bien senti et bienvenu en période de vacances mais qui va nous sortir de l’impasse puisque les partis censés nous défendre utilisent leurs forces à s’entredéchirer!

  3. « Qui nous délivrera de ces maux ? »
    Si nous étions un peuple adulte, nous…

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